En France, le Secrétariat Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres est apparu en 1935. Il a été institué par la loi de finances de la même année sous l'appellation de Secrétariat Général de la Présidence et du Conseil des Ministres. L'objectif, à l'époque, était de renforcer le pouvoir de l'exécutif face au parlement. Dans l'histoire récente du Burkina Faso, ancienne colonie française, il faut remonter à la loi cadre en 1950 qui accordait une autonomie de gestion aux Etats de la Communauté Française pour voir apparaître le premier Secrétariat Général du Gouvernement et avec Daniel Ouezzin COULIBALY comme Président du Conseil.
 
       A partir des indépendances de 1960, avec l'avènement de la Première République, la structure a commencé à forger sa propre personnalité. Elle est restée, a survécu aux différents régimes, fussent-ils des régimes d'exception.
 

       Depuis le retour au processus démocratique dans notre pays à partir de 1991, après le grand creux des régimes d'exception, on peut dire que le Secrétariat Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres a subi une nouvelle dynamique lui imprimant de nouvelles orientations dans le sens d'un renforcement de ses attributions dans un contexte de l'Etat de droit qui élargit également ses missions.

       Au Burkina Faso, tout comme dans les pays d'Afrique francophone, les institutions politiques et administratives ont hérité du système administratif et institutionnel français et leur organisation s'en est largement inspirée. Le Secrétariat Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres faisant donc partie du système, n'échappe pas à cette règle

 
 
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