Journée mondiale de la liberté de la presse: Déclaration du ministre de la Communication et des relations avec le parlement

Le 03 mai 2016, est l’une des journées qui rendent hommage à la libre expression. Elle m’offre l’occasion de saluer les avancées significatives en matière de liberté de presse au Burkina Faso.

Cette année, le pays des hommes intègres est 42ème sur 180 du classement de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontière (RSF) 2016. Notre pays est le 5ème en Afrique. En 2015, le Burkina Faso était à la 46ème place mondiale.

Mon département se réjouit de cette évolution et de ce classement honorable. C’est le résultat de l’action de toutes les parties : celle des acteurs de la presse et celle du gouvernement. Il nous faut donc rendre hommage aux femmes et aux hommes qui font de notre presse un label de référence dont nous en sommes fiers. Une fierté légitime d’autant plus que, selon Christophe DELOIRE secrétaire général de RSF : « il est malheureusement notable que de très nombreux dirigeants dans le monde développent une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journaliste. Le climat général de peur entraine un verrouillage des medias par des gouvernements en pleine dérive liberticide, l’emprise grandissante d’intérêts particuliers sur l’information dans le secteur privé. ».

La liberté de la presse est une condition sine qua none de la démocratie et de la bonne gouvernance auxquelles nous aspirons.  L’insurrection des 30 et 31 octobre 2014 et le putsch du 16 septembre nous rappellent le rôle déterminant joué par les médias nationaux pour le retour à une vie constitutionnelle normale.

Ce rôle est tout aussi important aujourd’hui pour un ancrage réussi et fécond de la démocratie. C’est pourquoi, il faut saluer le thème retenu au plan national : « La presse burkinabè face au renouveau démocratique ! ».

Et comme pour lui venir en aide, Le monde entier célèbre cette année la liberté de la presse, sous le thème : « Accès à l’information et aux libertés fondamentales – C’est votre droit ! ».

La presse burkinabé se doit plus que jamais de rester professionnelle pour, entre autres, consolider ses acquis pour un épanouissement accru des populations. Le renforcement de la  démocratie doit donc être un leitmotiv.

Le gouvernement burkinabé, conscient du rôle et de la place de la presse dans un état de droit, est engagé à offrir de bonnes conditions de travail et de vie aux acteurs des medias.

Toutes les mesures déjà prises au titre desquelles nous pouvons citer : la loi sur l’accès à l’information ; les lois sur les médias, traduisent la volonté assumée du gouvernement à promouvoir une presse de qualité en offrant aux acteurs de bonnes conditions de travail et de vie.

A cela, il faut ajouter la mise en place du fonds de soutien à la presse privée d’un budget de 700 millions de francs CFA, la subvention à la presse privée pour une enveloppe globale de 400 millions de francs CFA et la défiscalisation du matériel de presse.

Je saisis l’occasion de cette célébration pour rappeler aux promoteurs des médias audiovisuels que les essais de la Télévision numérique de terre débuteront en septembre.

Le gouvernement félicite toutes les femmes et les hommes de médias qui, au quotidien font un travail remarquable. Il redit son engagement à prendre toutes les dispositions qui sont de son ressort pour accompagner les journalistes dans l’exercice leur métier.

Je rends hommage à la mémoire des journalistes qui de par le monde ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier.

J’adresse mes vifs et chaleureux soutiens à tous les journalistes injustement emprisonnés du fait de l’exercice de leur métier.

Ensemble, pour une presse libre au service du peuple.

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